L’attestation d’activité professionnelle désigne deux documents : le relevé que le salarié télécharge sur Mes droits sociaux, qui reprend ce que ses employeurs ont déclaré, et l’attestation d’emploi que l’employeur rédige et signe, sans forme imposée. À l’étape du recrutement, seules les informations en lien direct avec le poste peuvent être exigées : les certificats de travail suffisent le plus souvent.
Les trois documents qui portent des noms voisins d’abord, puis le relevé officiel, ce qu’un recruteur peut demander, l’attestation rédigée par l’employeur avec un modèle, et le certificat de travail.
Trois documents sous des noms voisins
La même demande, « une attestation d’activité », peut viser des pièces très différentes selon celui qui la formule : un bailleur, une préfecture, une banque ou un futur employeur. Chacune a son auteur et sa valeur.
| Document | Qui l’établit | Ce qu’il prouve | Quand |
|---|---|---|---|
| Relevé de Mes droits sociaux | Le salarié le télécharge | Les activités salariées déclarées par ses employeurs | À tout moment |
| Attestation d’emploi | L’employeur actuel, qui la signe | L’emploi occupé et le contrat en cours | Pendant le contrat, sur demande |
| Certificat de travail | L’employeur, obligatoirement | Les dates et les emplois occupés | À la fin du contrat |
Le relevé de Mes droits sociaux
Le portail public Mes droits sociaux permet au salarié, après identification par FranceConnect, de consulter les informations déclarées par ses employeurs et de télécharger son relevé d’activité au format PDF, depuis la rubrique « Votre activité professionnelle » de l’espace « Vos services ».
Le relevé ne mentionne que les activités salariées : une activité d’indépendant n’y figure pas. Pour un dossier de location constitué sur le service public DossierFacile, il doit dater de moins de six mois ; d’autres organismes fixent leur propre délai.
La vidéo ci-dessous montre le téléchargement pas à pas, à partir de l’exemple d’un renouvellement de titre de séjour.
À l’étape du recrutement : ce qui peut être demandé
À ce stade, le candidat est retenu ou en passe de l’être, et les vérifications commencent. Le code du travail les encadre : les informations demandées au candidat ne peuvent servir qu’à apprécier sa capacité à occuper l’emploi ou ses aptitudes professionnelles, et doivent présenter un lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé (article L1221-6).
Le candidat vous a-t-il déjà transmis ses certificats de travail ? Ils attestent les emplois occupés et leurs dates, ce qui répond à la plupart des vérifications de parcours. Le relevé du portail en dit davantage, puisqu’il peut faire apparaître des éléments de rémunération déclarés.
Exiger de tous les candidats le relevé complet de leurs activités et de leurs rémunérations passées expose à demander plus que ce que le poste justifie. Une pièce se demande pour une vérification précise, comme pour un extrait de casier judiciaire, et le candidat sait à quoi elle sert.
Ce qui se joue ici se répercute à l’embauche : une pièce obtenue sans justification entre dans le dossier du salarié, avec les obligations de conservation qui s’y attachent.
L’attestation d’emploi rédigée par l’employeur
Quand un salarié en poste demande une attestation pour un bailleur, une banque ou un organisme, c’est à l’employeur de la rédiger. La loi ne lui impose aucune forme : un texte daté, signé par une personne habilitée, sur papier à en-tête, qui indique l’emploi occupé, la nature du contrat et sa date de début, suffit.
Générateur d’attestation d’emploi
Modèle libre : la loi n’impose pas de forme à l’attestation d’emploi. À signer sur papier à en-tête. Le certificat de travail de fin de contrat, lui, obéit à l’article D1234-6 du code du travail et ne se remplace pas par ce document.
La rémunération n’y figure que si le salarié le demande, par exemple pour un dossier de location. Pour un CDD, la date de fin prévue s’ajoute ; un organisme qui fournit son propre formulaire, comme un rectorat ou une école, le fait remplir tel quel.
Le certificat de travail, à la fin du contrat
À l’expiration du contrat, l’employeur délivre un certificat de travail, quelle que soit la cause de la rupture (article L1234-19). Son contenu est fixé : les dates d’entrée et de sortie, la nature du ou des emplois occupés et les périodes correspondantes (article D1234-6).
Il ne mentionne ni l’appréciation du travail ni le motif de la rupture. C’est ce qui en fait la pièce la plus sûre pour vérifier un parcours, et la plus neutre pour le salarié.
Le bon document selon la demande
Pour prouver ses emplois déclarés, le relevé téléchargé sur le portail ; pour prouver un emploi en cours, l’attestation signée par l’employeur ; pour un emploi terminé, le certificat de travail. À l’étape du recrutement, le certificat suffit le plus souvent, et toute pièce supplémentaire se justifie par le poste.
Sources
- Code du travail, articles L1221-6, L1234-19 et D1234-6
- Portail mesdroitssociaux.gouv.fr, service « Votre activité professionnelle »
- DossierFacile, « Attestation Mes droits sociaux », mise à jour du 4 août 2026